Dixième parti politique de France après 20 mois d’existence, la France en Action prône des valeurs sûres, pleines de bon sens et de respect. Environnement, énergies renouvelables, santé, soins, éducation des enfants, emplois. Ils ont pensé à tout et s’engagent dans l’avenir avec les idées résolument actuelles qui font de ce mouvement politique le parti que nous attendions tous
propos recueillis par Marjolaine Watelle
Jean-Marc Governatori, comment vous situez vous par rapport au problème de l’environnement et de l’économie ?
Au sein de la France en Action, nous nous sentons pleinement concernés par cela et notre action repose sur deux piliers, le premier est la nouvelle éducation pour la jeunesse, le deuxième est l’écologie active (par opposition à une écologie verbale qui n’a pas d’action concrète).
Nous différencions deux écologie, la première interne : la santé de l’humain ; et la deuxième externe : le respect de l’air, l’eau, la terre, ne pas gaspiller les énergies....
Le corps est un écosystème. Nous pensons que tout est lié. Si il est vrai que la planète a des facettes malades c’est aussi le cas pour la santé humaine. La Sécu atteint un maximum de déficit, et les français ont dépensé en 2005, 175 milliards d’euros pour leur santé. Il y a là un problème colossal.Pour arriver à faire une écologie active il faut prendre des mesures législatives et mettre en place une nouvelle éducation pour faire évoluer les comportements grâce aux enfants qui, éduqués en ce sens, vont développer un état d’esprit écologiste. En terme de santé interne, c’est scientifiquement prouvé et très simple à mettre en place : des exercices physiques et une alimentation saine, contribuent à diminuer le nombre de cancers et de maladies cardio-vasculaires. Le calcul est simple : beaucoup plus de bien-être et beaucoup moins de dépenses de santé. Ce simple fait change déjà beaucoup de choses et engendre moins d’impôts et de taxes.
Comment mettre cela en place ?
Ces idéaux reposent sur des faits et nous sommes allés au bout de notre cohérence puisque notre parti politique a pour vocation de proposer un projet de société à notre pays et approcher de la gouvernance en juin 2007 lors des élections législatives.
Nos propos sont cohérents, incontestables et réalistes.
En 2007, nous voulons que la nouvelle priorité soit la santé, et l’écologie c’est la santé.
Par exemple, les AMAP(*) sont une phase importante de notre projet. Si au lieu des 150 AMAP actuelles, il y en a 20000, ce qui n’est qu’une question de volonté publique, vous créez au minimum 500000 emplois, ce qui est extraordinaire !Avec ces seules AMAP en terme d’énergies renouvelables, si vous décidez de fonctionner avec la récupération des déchets, les éoliennes et le solaire vous créez encore des centaines de milliers d’emploi.
Sur quoi basez vous vos calculs qui semblent bien utopistes ?
Ecoutez, je ne vais pas, en une heure, vous détailler l’ensemble de notre projet mais je sais de quoi je parle puisque l’emploi c’est mon métier. J’ai été nommé meilleur gestionnaire de France 91 et 97 et par ailleurs, j’ai reçu le trophée de l’Emploi en 97.
Sachez simplement que si vous mettez à performance égale le nucléaire et le renouvelable vous créez des emplois sans la dangerosité du nucléaire. Raymond Léger(**) vous prouve par A + B que le solaire est totalement possible.
Quand vous faites une installation solaire de 100 euros, il y a 50 euros pour les frais du personnel. Vu qu’il y a 2500000 chômeurs dans notre pays, on peut calculer que 100000 seraient heureux d’installer des panneaux solaires.
Dans notre pays, 100 millions de m2 de toit sont non utilisés et l’on souhaite que ces toits accueillent des panneaux solaires. Quand à la main d’œuvre, on peut créer des postes. En terme de mesure législative, on imposera en 2007 que chaque nouvelle construction soit à énergie positive c’est à dire qu’elle produise plus d’énergie qu’elle n’en consomme.
Seconde mesure, nous voulons mettre en place l’étiquetage écologique qui explique grâce à un code couleur l’empreinte écologique du produit. Cette mesure s’impose car le consommateur doit être informé de l’impact écologique qu’engendrent ses achats et qu’il se responsabilise.
L’empreinte écologique est ce que cela « coûte » à l’environnement pour produire, transporter, et recycler un produit.
Cette mesure coûte zéro et permet de faire évoluer durablement le mode de consommation. Les consommateurs informés chercheront des produits « verts » et les industriels se mettront au pli dans leur intérêt économique.
Autre exemple : l’automobile. Je roule dans une voiture qui me permet de faire 1000 kilomètres avec le plein à 50 euros. Le fait est que la France s’est engagée à baisser l’émission de CO2 de 10 %. Donc, si chaque consommateur fait le même choix que moi, leur nouvelle voiture ne leur coûtera rien puisqu’en moyenne aujourd’hui celle ci consomme 8 litres au 100, et avec la différence économisée sur l’essence, cela leur paye le crédit. C’est un fait que tout le monde peut vérifier. Si il est vrai que la maison brûle, il faut légiférer pour que dans 5 ans il n’y ait que des voitures qui font du 4 litres au cent !
Nous parlons de réduire « Le vouloir d’achat ». Cela se construit, cela se cultive, cela s’apprend.
On veut interdire toutes les publicités dans les boites au lettres et sur les panneaux d’affichage.
Donnez moi trois sources d’économie à faire en terme budgétaires si les gens consomment moins.
On veut désacraliser la croissance, on parle de contrôle des fonds publics. En 2005, l’état à collecté 775 milliards d’euros en impôts et taxes. Il se trouve que l’institution qui contrôle cela est la Cour des comptes. Or, le patron de la Cour des comptes est toujours nommé par le pouvoir en place. Nous voulons que ce patron soit nommé par l’opposition. C’est un contre pouvoir utile et réaliste qui peut permettre d’économiser 5, 10%, ce qui fait tout de suite plusieurs dizaines de milliards d’euros.
La santé. On sait que par les médecines alternatives comme l’homéopathie, la naturopathie, l’acupuncture mais aussi par la prévention qu’est l’alimentation saine, on peut prévenir des maladies et économiser énormément.
Enfin, le budget militaire qui est le troisième budget de la France, est source d’économie incroyable ! Bien sur, on ne prône pas le désarmement total, mais on sait que si on est face à une mouche, on est pas obligé d’avoir 4000 tanks, 500 bombes atomiques, 100 Kalachnikov, si on en a 50 ça suffit !
Un petit mot pour conclure ?
Aujourd’hui le problème d’écosystème nous impose ces mesures.
La politique c’est tout le monde. L’acte de consommer, c’est de la politique, il est urgent de s’emparer de l’action politique et il faut que nous nous rassemblions au sein de la France en action, il faut absolument faire connaître ce que nous sommes, ce que nous voulons, il faut faire savoir que nous existons puisque nous sommes la seule option crédible, constructive et réaliste de dimension nationale face au désastre qui se prépare.
Obtenir le score maximum aux législatives en juin 2007 est une nécessité pour nous, nos enfants et l’avenir de l’humanité.
(*) AMAP : Ass° de Maintien à l’Agriculture Paysanne.
(**) Raymond Léger www.lacitedusoleil.com
www.lafranceenaction.com