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Le silicium chez les seniors.
Par Yves Baccichetti
 
Le silicium est l’élément anti-vieillissant majeur aussi indispensable que méconnu tant du grand public que des milieux médicaux.

Le vieillissement est corrélé à une perte et une baisse du silicium des organes qu’il faut ralentir par une alimentation adéquate.


Le silicium est un constituant indispensable à tout être vivant. Il a été nécessaire dès la première étape de la vie sur Terre, la fabrication des acides aminés.

Il provoque la croissance des organismes jeunes. Cela a été démontré par Carlisle et Schwartz dont les travaux ont été publiés respectivement dans les prestigieuses revues Science et Nature : des carences expérimentales en silicium chez les foetus d’animaux entrainent de très importantes anomalies morphologiques rapidement incompatibles avec la vie.

Il maintient la verticalité de tous les êtres vivants. Rudolf Steiner disait que sans silicium le monde serait un monde horizontal. Le professeur Rocard ajoutait que sans silicium le monde serait un monde inerte et muet. C’est en effet le silicium qui sert à transmettre l’information au sein des organismes vivants.

Il accélère toutes les réactions de chimie organique, c’est à dire la chimie du vivant. L’action du fer, du cuivre, du zinc et du sélénium est augmentée par le silicium. Les mitochondries qui sont les organites qui fournissent notre énergie sous forme d’ATP ont besoin du silicium pour fonctionner. Ainsi les carences en silicium provoquent un ralentissement de tous les métabolismes.

Une supplémentation en silicium chez les sujets âgés provoque un regain parfois spectaculaire de force et de tonus musculaire.


Les besoins de l’organisme sont de 5 à 6g par jour au niveau cellulaire ; si l’alimentation ne les apporte pas nous les puisons dans nos organes dont la structure s’altère. Ils perdent leur protection contre certaines maladies et leur vieillissement s’accélère.

-  Les organes les plus riches en silicium sont chez l’Homme, par ordre : l’aorte, la peau, les tendons, le cerveau, les reins.
Ils sont protégés par leur silicium, par exemple :
les lésions d’artériosclérose et les plaques d’athérome ne surviennent que lorsque les parois artérielles ont perdu leur silicium. Elles contiennent 14 fois moins de silicium que les artères indemnes.
les lésions typiques de la maladie d’Alzheimer ne surviennent que lorsque le cerveau a perdu son silicium qui le protégeait des effets néfastes de l’aluminium.

-  Pour ces raisons on comprendra que le silicium est un protecteur du cerveau, de sa vascularisation et de son oxygénation. Cela est confirmé dans les milieux gériatriques en Allemagne où le silicium est utilisé de longue date. Des études récentes ont montré que lorsque les eaux boissons sont riches en silicium la fréquence de la maladie d’Alzeihmer est plus basse.
Des études plus anciennes faites en Scandinavie et dans les grandes villes d’Amérique du Nord montrent une fréquence moindre de l’ostéoporose, des accidents cardiaques, de l’athérosclérose, de l’artériosclérose et des cancers. Il y a donc avantage et même nécessité à se supplémenter régulièrement en silicium, notamment à partir de la cinquantaine, âge où la perte de silicium s’accélère.

Outre son action sur les métabolismes, le silicium est l’élément indispensable à la structure de certains tissus et au maintien de la station verticale.


La forme et la structure et la fermeté des organes est assurée par une trame faite de collagène. Les ligaments et fascias qui maintiennent les organes dans les 3 dimensions en évitant leur ptose sont faits de collagène. Les os sont faits de matrices de collagène sur lesquelles s’est ensuite fixé le calcium.
Le collagène est fait d’une longue chaine d’un acide aminé appelé hydroxyproline ; les maillons d’hydroxyproline sont reliés entre eux par leurs groupements -OH. Comme les mêmes pôles des aimants, les groupements -OH se repoussent et c’est grâce au silicium qu’ils peuvent s’assembler. Sans silicium il ne peut y avoir de collagène. Voilà pourquoi la qualité du collagène des sujets âgés s’altère ce qui explique un grand nombre de troubles qu’ils présentent.

Cela souligne à nouveau l’importance qu’il y a à ne pas épuiser le silicium des organes en adoptant une alimentation adéquate.
-  Le silicium est nécessaire à la fixation du calcium sur les os. Cela a été démontré par les célèbres expériences de Kervan et les études faites chez l’homme montrent que le silicium est actif contre l’ostéoporose. Son action la plus efficace est préventive en phase de pré-ménopause. Tout ceci explique pourquoi la perte de silicium provoque l’affaissement des sujets âgés. Tassement vertébral, laxité des ligaments intervertébraux, perte de tonus des muscles intervertébraux et aussi perte de hauteur des disques intervertébraux par déshydratation : l’acide hyaluronique synthétisé grâce au silicium et le silicium lui-même retiennent l’eau et assurent l’hydratation des disques intervertébraux et de nombreux tissus comme la peau.

-  La perte de silicium affecte la qualité de la peau : sa fermeté est assurée par le collagène fabriqué par les fibroblastes. Les peaux âgées présentent une épaisseur de tissu conjonctif, fait de fibroblastes, moins importante. Le silicium provoque la multiplication des fibroblastes. Son hydratation est assurée par l’acide hyaluronique, qui dépend du silicium, et par le silicium lui-même. Le silicium est donc efficace sur les fragilités cutanées et les rides. Un signe de carence silicium : la déshydratation de l’éminence hypothénar située entre le pouce et l’index.

-  Parmi les multiples actions du silicium deux sont intéressantes à souligner :
Le sélénium aux effets anti-vieillissants bien connus : dans certaines situations pathologiques, le sélénium est l’élément le plus efficace à titre préventif et curatif mais il ne fonctionne qu’après adjonction de silicium.
Le DHEA dont l’action est célèbre : elle est fabriquée dans les mitochondries, sa production baisse avec l’âge parallèlement à la baisse du silicium ; une supplémentation en DHEA a les mêmes effets sur la force et le tonus musculaire que le silicium ; il existe donc une similitude et une interaction entre DHEA et silicium.

A la lumière de tous ces faits et données, l’intérêt de maintenir autant que possible les réserves de silicium est évident. Une supplémentation en silicium est une aide importante en cas de :
-  ostéoporose et problèmes osseux de toute nature.
-  douleurs et raideurs articulaires.
-  fragilité cutanée, rides, vieillissement cutané.
-  ongles et cheveux cassants.
-  artériosclérose, plaques d’athérome, artérite.
-  maladie d’Alzheimer.
-  troubles de la cicatrisation, ulcères chroniques, escarres.
-  oedème et trouble de l’élimination rénale.
-  perte urinaire.
-  baisse de l’immunité : le silicium entraine une prolifération des lymphocytes.
-  déclin de la fonction rénale, le silicium provoque une augmentation de la filtration glomérulaire et de la clairance à la créatinine.

Le silicium reste actif à tout moment sur les rides et certaines maladies chroniques comme l’ostéoporose et l’artériosclérose mais une atrophie des reins ne régressera pas et une colonne vertébrale affaissée ne se redressera plus. C’est donc à titre préventif que le silicium est le plus efficace notamment à partir de la cinquantaine, âge où le vieillissement s’accélère.
Le principe d’une supplémentation en silicium étant évident et bien compris, il reste à s’informer sur le type de silicium à utiliser car toutes les formes de silicium ne sont pas équivalentes et certaines peuvent aboutir à des effets inverses.
-  Docteur Baccichetti.
-  Contact : 06 50 62 86 90 www.silicedeprele.fr